Station de bus de Ratnapura. Miraculeuse peche , bus pour Deniyaya, la porte d'acces pour la foret tropicale.
Sacs arrimes al'avant, places assises apres une bataille indescriptible. C'est un corps a corps, une lutte soudaine apeine le bus est en vue. Obtenir une place assise releve du miracle ou d'un effort digne d'un sumo faisant ses preuves. A ca moment, aucun respect, seul compte la poussee formidable vers l'interieur.. Prendre les transports publics est une experience unique et enrichissante. Proximite inimaginable:encerclees dos, de bras, de mains. Membres indertermines en appui.
Et ce coude a coude du controleur aussi. Qui devient anguille dans ce bus cahotique et evidemment bonde. Cette faculte admirable de prendre d'une main les billets de sa souche, rendre de l'autre la monnaie au milieu de la foule et des nids de poule... Equilibre miraculeux erige en art de la grace, sans en avoir l'air.
Reflex, parfois. Fermer les yeux sur un troisieme bus insere a vive allure sur cette route etroite... Ca passe.
Route aux pentes ardues et sinueuses. Tetes d'epingles tellement resserees que le bus s'y prend a deux manoeuvres pour aborder ces virages de montagne. Genies du volant, vraiment. Collines et precipices, rizieres la-bas, en bas, et des mosaiques d'arbres a the comme composition d'un tableau multichrome.
Voyage particulierement rude, suspensions par les fesses et la nuque, estomac dans la bouche. Nous voila a Deniyaya. Quelques heures de repos dans une batisse coloniale, vue incroyable et calme authentique.
Le lendemain, au petit matin. Premier etonnement: il fait frais.
Puis le soleil apparait, le brouillard disparait progressivement, deshabillant les arbres majestueux.
Sinharaja.
Bord de riviere. La lumiere transperce les fougeres. Bruit de feuilles, la-haut dans la canopee: signe d'un animal, singe a demi visible...
Cimes des arbres entetantes, vertige des sens. La nuque cassee vers le ciel, 40 metres plus haut sous les arbres.
Lianes a la grosseur d'un tronc, endemiques.
Fougeres et autres herbes medicinales.
Et au sol, pendant ce temps, les sangsues nous attaquent, inlassablement...
Serpents vert lumiere parmi les feuilles. Araignees au centres de leurs toiles, maisons de fil et gouttes d'eau.
Cameleons. Chenilles aux poils immenses, tres allergenes.
Papillons enormes se prenant pour des feuilles.
Et autres bestioles aux noms inconnus mais au souvenir du coeur.
Quelques instants de felicite.
vendredi 22 janvier 2010
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