Chevauchant une monture d acier, depart pour un tour du plateau des Boloven. De Pakse, nous frequentons une route macadamee, du bonheur, en direction du nord est, pour rejoindre une des nombreuses cascades: Tad Lo. Site magnifique et retire, enfin un peu a l ecart des flots touristiques, mais proches des flots et du laolao... Une nuit dans une hutte de bambou, a entendre chanter les coqs. On se relache et on jouit de chaque instant. De la, 100 kilometres partages entre asphalte et piste. On ressmble relativement a des peaux rouges en arrivant a destination, arrosees de poussiere par les quelques vehicules que nous rencontrons. Nous sommes a Sekong, changement de province, au bout du monde. Une rue principale, bordant la Sekong river. C est une region ou les traditions restent ancrees profondement: les femmes accouchent encore limite debout et gardent le lit pendant 10 jours, en dessous duquel se consumme un brasier, histoire de purifier le corps... D ou un taux de mortalite important. Region bien pauvre avec un taux d alphabetisation de 40%. Bande de terre jouxtant le Vietnam: il faudrait 70 ans pour annihiler toutes les mines encore presentes... Deux gamines en ont pati dans un jardin d une ecole, il y a un mois. En effet, les mines se deplacant au gre des pluis, a la mousson, il est tres difficile de les localiser.
Berceuse particuliere avant la nuit: des hauts parleurs vociferent de 17 a 20 heures une litanie de choses incomprehensibles, mais on devine naturellement qu il s agit de vanter les merites des chefs d etat... Laos, republique democratique, dont le drapeau est toujours assimile a la faucille et au marteau...
Pour corroborer le tout, nous apprenons au reveil que nous avons dormi dans un hotel hante. Manu, shining. Nous fuyons les chants patriotiques du matin, 06 a 8 heures...
Troisieme jour, nous frolons toujours plus pret, les montagnes du plateau. La route est superbe, la lumiere du matin rendant grace a l environnement. Nous ne croisons quasiment plus aucun vehicule, si ce n est des deux roues et des quatre pattes. Apparitions de hameaux poses au milieu de nulle part. Les autochtones que nous croisons semblent meduses, les gosses ne peuvent detacher leurs yeux de nos droles de tetes, et ce toujours a la derobade, version communiste... Nous nous introduisons donc dans la province d Attapeu. Situee a 40 kilometres du Vietnam, cette ville offre, comme partout au Laos, un sacre brassage ethnique. Tres agreable endroit, verdoyant, au calme, peuple de gens charmants. Nous pouvons meme communiquer avec une habitante, alors meme que nous ne parlons pas la meme langue. Assez incroyable.
C est une ville dans laquelle nous serions bien restees quelques temps.
Mais, on the road again.
Nous continuons notre periple pour rejoindre notre point de depart, Pakse.
210 kilometres, soit 7 heures de route......
Au debut, tout va bien, la route est magique a pleurer, deserte, baignee d or. Ensuite, nous quittons l axe principal et la c est la piste. Il faut imaginer un fort denivelle, en terre, bien sur, au milieu de rien. La foret partout autour nous fait penser par moment que ce n est pas le moment de crever un pneu... Puis, la piste se degrade, a savoir un melange de terre, de cailloux, de descente assez vertigineuse et de remontee folkorique. Nous sommes innondees de beaute partout autour. Enfin, les 100 derniers kilometres pire encore. Du bitume, certes mais parseme non plus de nids de poules mais d autruche, et prehistoriques les autruches. On slalomme entre ces crateres, on a l impression ou d etre dans un jeu electronique ou que tous sont bourres sur la route... En attendant, les visages que l on croise et les arbres que l on touche des yeux sont somptueux.
Tres heureuses d arriver malgre tout, douche chaude exquise, les premieres. Massage bien merite...
Tres heureuses aussi d avoir pu tourner ainsi autour des montagnes et villags paumes, choses que nous n aurions pu voir autrement. Nous flattons notre monture, vivement la prochaine...
Demain, nous allons clore notre visite de la province de Champassak en nous rendant a dos d elephant au Phu Asa, sommet situe au sud de Pakse.
Specialement a Michman: Raphaele dit Aaaaah. Premierement parce qu elle est bloque de bonheur. Deuxiemement parce qu elle ne connait que cette touche sur le clavier...
Un merci tout particulier a Melanie et Sabine pour votre message. Super de vous lire. Nous pensons d ores et deja a vous, non loin de la Thailande, et plus encore dans un avenir proche: a Savannakhet, seul le Mekong separe ces deux pays. Et oui, nous goutons, avec moderation bien sur, au lao sous toutes ses formes...
Bon retablissement a notre voisin malade. Tout ca pour ne pas bosser...
De gros poutous a Mamie aussi, en esperant que Labiche tire les comptes rendus sur papier. J en suis sure.
Nous pensons fort a vous tous, meme a Teri, c est dire...
Prochaine escale a Savannakhet pour tous nos fans... Tendres bises.
samedi 29 décembre 2007
mardi 25 décembre 2007
Jungle fever
D une camionette amenagee en bus, nous passons a un chemin de terre que nos pieds decouvrent gentiment. Milieu de matinee, chaleur deja poissante, poussiere de terre toujours. Nous avons opte pour une randonnee loin des sentiers battus du plateau des Boloven. Depuis notre arrivee au Laos, on s est fait la remarque que l on entendait plus parler anglais que lao. Moralite, nous nous dirigeons vers la zone protegee de Duong Hua Sao. Nous avons bien fait: nous ne sommes que deux a partir, accompagnees de deux guides. L un parle anglais, l autre est animiste... Decouverte du cafe, omni present ici, soit en plantation soit a l etat sauvage. Debut tranquille, les sens deja en emoi. Raphaele jubile, je le vois dans ses yeux brillants de retrouver les arbres. Puis, petit a petit, c est une descente abrupte, entre lianes-pieges et rochers moussus. Au loin, nous entendons le murmure de rapides... Nous decidons de dresser le camp la, a cet endroit magique. Un promontoire comme estrade pour contempler la vallee partout devant nous. Le soir venu, c est un theatre d ombres qui fait apparaitre un serpent argente, le Mekong. Repas de fete au bord du monde.
Pour la premiere fois, il y a un ecart thermique entre nuit et jour: on a froid...
Pendant que d autres sont au chaud devant la cheminee, nous on met un pull et on rentre dans notre tente, guidees par des lucioles...
Deuxieme jour, pas a pas, a se frayer un passage dans tout ce foutoir de jungle, a remonter le cours de l eau. Gros efforts, mais magnifique recompense: chque point de vue est plus beau que le precedent...
Retour a la civilisation, non sans avoir goute a l arabica d un petit producteur.
Nous sommes donc toujours a Pakse, province de Champassak, que nous avons l intention d ecumer.
Demain, nous partons pour quatre jours de road movie, cheveux au vent, a travers des villages moins accessibles. De Pakse a Attapeu, en passant par Sekong:cascades et tribus en perspective.
A tous: joyeuse crise de foie, abus obligent. Profitez des moments en famille et entre amis durant ces moments de fete.
Heureuse aue ce voyage t ait plu, Doudou, tu le vaux bien.
Jul: confirme moi que tu as bien les photos du Bantey Srei, temple rose en gres, avant que je ne les efface. Et pas de fausse manip, sinon je te colle une beigne.
Manu-Mich, vous esperant detendus apres un Noel vosgien. Qu en est il de la thune de l appart?
Geo, mille baisers pour ton lyrisme que l on aime.
Biche, soies heureuse de notre bien etre, parce qu on est fichtrement bien ici.
Plein de pensees aussi a Martine et Remy, Jackie et Claude, Elrik, bon anniversaire.
Marie et Ben, par procuration, on sait que vous savez...
Olivier, ou es tu?
Et toi, Sabine?
Et toi, Sophie?
Et toi, Palou?
A tous, de bons moments. On pense tout fort a vous.
nb:on prend meme du poids.
Pour la premiere fois, il y a un ecart thermique entre nuit et jour: on a froid...
Pendant que d autres sont au chaud devant la cheminee, nous on met un pull et on rentre dans notre tente, guidees par des lucioles...
Deuxieme jour, pas a pas, a se frayer un passage dans tout ce foutoir de jungle, a remonter le cours de l eau. Gros efforts, mais magnifique recompense: chque point de vue est plus beau que le precedent...
Retour a la civilisation, non sans avoir goute a l arabica d un petit producteur.
Nous sommes donc toujours a Pakse, province de Champassak, que nous avons l intention d ecumer.
Demain, nous partons pour quatre jours de road movie, cheveux au vent, a travers des villages moins accessibles. De Pakse a Attapeu, en passant par Sekong:cascades et tribus en perspective.
A tous: joyeuse crise de foie, abus obligent. Profitez des moments en famille et entre amis durant ces moments de fete.
Heureuse aue ce voyage t ait plu, Doudou, tu le vaux bien.
Jul: confirme moi que tu as bien les photos du Bantey Srei, temple rose en gres, avant que je ne les efface. Et pas de fausse manip, sinon je te colle une beigne.
Manu-Mich, vous esperant detendus apres un Noel vosgien. Qu en est il de la thune de l appart?
Geo, mille baisers pour ton lyrisme que l on aime.
Biche, soies heureuse de notre bien etre, parce qu on est fichtrement bien ici.
Plein de pensees aussi a Martine et Remy, Jackie et Claude, Elrik, bon anniversaire.
Marie et Ben, par procuration, on sait que vous savez...
Olivier, ou es tu?
Et toi, Sabine?
Et toi, Sophie?
Et toi, Palou?
A tous, de bons moments. On pense tout fort a vous.
nb:on prend meme du poids.
vendredi 21 décembre 2007
Sabbaidi.
Nous avons ecoute le silence quatre jours durant. Chaque jour, les memes rituels. Le silence profond et noir. Puis, des voix eraillees de coqs. Le bruissement des balais dans les cours, les premiers bateaux. Il y le feu dans les arbres soudain, le soleil pointe sa truffe chaude. Le fleuve est calme, puissant, silencieux, certains frangipanniers se penchent meme de respect au passage du Mekong. Don Det la sereine, autres temps...
Nous avons quitte ces berges et ses arbres en levitation, nous voila a Champassak.
A priori, le voyage s annonce plus roots. Pas vraiment de bus, pas vraiment d horaire, et on te pose pas vraiment ou tu pensais non plus... Nonchalentes, nous allons tente de sortir des autoroutes touristiques, avec la patience comme arme.
Se poser la question de prendre un petit dej avant de monter dans le bus... surtout quand on te propose de la brochette d oiseaux et que tu ne peux pas la refuser ( meme Raphaele...)
Demander au Pere noel un nouveu dos...
D ailleurs, joyeux festins, douceurs a vous, pas trop de cadeaux mais plutot plein d amour. Bonnes festivites >
Pour nous, Noel se calque sur la pleine Lune que nous contemplerons inlassablement, dans la jungle. Trois jours de treck prevu sur le plateau des Boloven, region riche de cafe et de Laven, une tribu. Nous vous adresserons nos plus beaux sourires depuis la.
A bientot. On fait court, car cher et long...
Joyeux Noel, Felix.
Nous avons quitte ces berges et ses arbres en levitation, nous voila a Champassak.
A priori, le voyage s annonce plus roots. Pas vraiment de bus, pas vraiment d horaire, et on te pose pas vraiment ou tu pensais non plus... Nonchalentes, nous allons tente de sortir des autoroutes touristiques, avec la patience comme arme.
Se poser la question de prendre un petit dej avant de monter dans le bus... surtout quand on te propose de la brochette d oiseaux et que tu ne peux pas la refuser ( meme Raphaele...)
Demander au Pere noel un nouveu dos...
D ailleurs, joyeux festins, douceurs a vous, pas trop de cadeaux mais plutot plein d amour. Bonnes festivites >
Pour nous, Noel se calque sur la pleine Lune que nous contemplerons inlassablement, dans la jungle. Trois jours de treck prevu sur le plateau des Boloven, region riche de cafe et de Laven, une tribu. Nous vous adresserons nos plus beaux sourires depuis la.
A bientot. On fait court, car cher et long...
Joyeux Noel, Felix.
lundi 17 décembre 2007
C est pas un peu fini ce bordel sur notre blog?
Finalemement, il etait necessaire d espacer un peu nos messages pour pouvoir creer des liens entre bloggers.... C est excellent de vous lire, droles et betes.
Pas de resume des episodes precedents.... Ou alors tout vite. Vous etes plus au courant que nous de la population des dauphins, puisque nous ne sommespas alle les voir, leur laissant un peu de calme, les bougres. Nous avons quitte a regret Kratie, la premiere ville vraiment paisible, pour Ban Lung. Un petit tour dans le Ratanakiri, a glander aux abords du cratere. Effectivement parfaitement circulaire et calme. Une journeee a squatter, livre en main, sourire aux levres.
Couvertes de poussiere rouge, nous franchissons la frontiere laotienne, ce dimanche. Voyage epique, 3 bus, 2 bateaux, nous avons pense a la mekong version express... Fort bien convoyees, aucune difficulte de passage de frontiere et une bonne surprise, le visa est valable deux mois...
Des lors la frontiere passee, la route se transforme en route de terre, avec moult ornieres: ca sent les travaux en vue d une 2 voies prochaine.
Un proverbe dit: le thailandais plante leriz, le cambodgien le regarde pousser, le laotien l ecoute pousser.
Indolence apparement confirmee par le rythme des laotiens, pas vraiment enerves.
Ce fut une magnifique arrivee dans le pays, en franchissant le Mekong jusqu a present citadin...
Pirogue qui susurre des mots doux, Mekong troublant de grandeur, apparitions vegetales.
Des ilots affleurent de partout, la vegetation est radicalement differente, tendre de verts, belle de luxuriance. L emblematique palmier a sucre du Cambodge cede la place a de gros arbres, fiers, aux houppiers imposants et dont les racines protegent les berges.
Nous sommes a Si phan don, 4000 iles, plus paticulierement Don Det.
Soupirs de bien etre. Village aux bougies qui eclairent la nuit, etoiles nouvelles, ciel plus palpable que jamais. Les habitants se repaissent de petites activites, de siestes longues et chaudes dans les hamacs. Et nous nous adaptons bien a la population. Ravissement de se ballader sans etre pressurisees tout le temps, one dollard. Ravissement de cette simplicite du quotidien.
Pourl instant, nous nous sommes donc satisfaites de ces temps forts.
Demain, pour relancer les grandes gueules scientifiques, nous irons peut etre apercevoir ces fameux dauphins, ainsi que des cascades.
En meme temps, on se laisse bercer par le moment present, pleinement.
Si on vous dit qu il n y a pas d electricite, vous ne nous croierez pas. Pourtant, on fonctionne au groupe de 18 a 22 heures.
Surtout, il n y pas plus de bruit , juste le chant des coqs, probablement malades....
Les odeurs n ont plus ces relents de merde qui ont tant plu a Michele.
Premiers pas dans ce nouveau pays.
Premiere beer lao et premier laolao, repute pour etre le plus doux ici. On confirme, hips.
Sinceres pensees a vous, travailleurs. Nous, on a perdu toute dignite, car pas de travail.
Cependant, les emotions ressenties ici flirtent avec une beatitude naissante.
A bientot. Continuez vos delires. A chacun, merci et bises.
Pas de resume des episodes precedents.... Ou alors tout vite. Vous etes plus au courant que nous de la population des dauphins, puisque nous ne sommespas alle les voir, leur laissant un peu de calme, les bougres. Nous avons quitte a regret Kratie, la premiere ville vraiment paisible, pour Ban Lung. Un petit tour dans le Ratanakiri, a glander aux abords du cratere. Effectivement parfaitement circulaire et calme. Une journeee a squatter, livre en main, sourire aux levres.
Couvertes de poussiere rouge, nous franchissons la frontiere laotienne, ce dimanche. Voyage epique, 3 bus, 2 bateaux, nous avons pense a la mekong version express... Fort bien convoyees, aucune difficulte de passage de frontiere et une bonne surprise, le visa est valable deux mois...
Des lors la frontiere passee, la route se transforme en route de terre, avec moult ornieres: ca sent les travaux en vue d une 2 voies prochaine.
Un proverbe dit: le thailandais plante leriz, le cambodgien le regarde pousser, le laotien l ecoute pousser.
Indolence apparement confirmee par le rythme des laotiens, pas vraiment enerves.
Ce fut une magnifique arrivee dans le pays, en franchissant le Mekong jusqu a present citadin...
Pirogue qui susurre des mots doux, Mekong troublant de grandeur, apparitions vegetales.
Des ilots affleurent de partout, la vegetation est radicalement differente, tendre de verts, belle de luxuriance. L emblematique palmier a sucre du Cambodge cede la place a de gros arbres, fiers, aux houppiers imposants et dont les racines protegent les berges.
Nous sommes a Si phan don, 4000 iles, plus paticulierement Don Det.
Soupirs de bien etre. Village aux bougies qui eclairent la nuit, etoiles nouvelles, ciel plus palpable que jamais. Les habitants se repaissent de petites activites, de siestes longues et chaudes dans les hamacs. Et nous nous adaptons bien a la population. Ravissement de se ballader sans etre pressurisees tout le temps, one dollard. Ravissement de cette simplicite du quotidien.
Pourl instant, nous nous sommes donc satisfaites de ces temps forts.
Demain, pour relancer les grandes gueules scientifiques, nous irons peut etre apercevoir ces fameux dauphins, ainsi que des cascades.
En meme temps, on se laisse bercer par le moment present, pleinement.
Si on vous dit qu il n y a pas d electricite, vous ne nous croierez pas. Pourtant, on fonctionne au groupe de 18 a 22 heures.
Surtout, il n y pas plus de bruit , juste le chant des coqs, probablement malades....
Les odeurs n ont plus ces relents de merde qui ont tant plu a Michele.
Premiers pas dans ce nouveau pays.
Premiere beer lao et premier laolao, repute pour etre le plus doux ici. On confirme, hips.
Sinceres pensees a vous, travailleurs. Nous, on a perdu toute dignite, car pas de travail.
Cependant, les emotions ressenties ici flirtent avec une beatitude naissante.
A bientot. Continuez vos delires. A chacun, merci et bises.
jeudi 13 décembre 2007
Kratie la tranquille
Visas en poche, nous avons quitte ce matin la capitale, pleine de bruits et de fureurs. 7 heures de bus, frolant le Mekong toujours, la province de Kompong Cham et decouvrant de nouveaux paysages. Les heveas et des coins densement boises nous accompagnent. La terre change de couleur aussi, plus rouge que jamais, moins sableuse donnant vie a une flore plus variee. Changement de perspective aussi: les routes ont des virages, ce qui change radicalement des longues lignes droites...
Le karaoke aussi nous boursouffle les tympans, musique toujours plus forte et nasillarde. Tres dure a supporter pendant 7 heures... Les pauses representaient des films chinois, violents et nasillards aussi...
Preuve de notre arrivee dans des contrees plus reculees, les voitures se font rares, les camions encore plus degueulants de marchandises et d hommes, dans un equilibre abracadabrant.
Toujours les boeufs musques qui traversent la route a tout moment, les arrets pipi a choper la chtouille, le coca omnipresent dans tous ls arrets pipi.
Kratie borde le Mekong et est connue pour ses derniers dauphins d eau douce. Que nous n irons pas voir, pas avant la frontiere...
Cette petite bourgade, de 80000 habitants, offre un calme tres appreciable. Rien de la moiteur de Phom Penh. Surtout pas de '"harcelement'" a tout moment. Je pense que c etait le point culminant de l agression: sans cesse interpellees pour un tuk tuk, un cyclopousse, un dollar, un livre, des cartes postales.... Dur. D autant que, comme partout ici, la pauvrete est palpable. Des familles qui dorment dans leur tuktuk, quand ce n est pas dehors, des gamins des rues, des cames... Dur de reagir face a tout ca...
Nous avons intercale a ces moments la visite du musee national, qui renferme la plus belle collection de l art khmere. Des bronzes a faire palir nos ancetres a la meme epoque, la finesse des details dans le bois, la pierre. Un beau moment qui reflete bien la puissance de cette civilisation jusqu a Angkor (14eme) Quelques flaneries sur les quais, des traversees epiques des boulevards, surtout apres l apero...
Demain matin, nous prenons le taxi jusqu a Ban Lung. Agreablement surprises nous sommes, puisque la pire route du Cambodge vient d etre refaite, par les chinois... Ainsi, au lieu de mettre 4 heures pour parcourir 140 kilometres, nous n en mettrons que deux pour aller jusqu a Stung Treng. Puis trois heures encore pour Ban Lung, dans le Ratanakiri.
Petit trek avec le lac venere en forme de cratere, dont parlait sale gosse. Certains parlent d une meteorite, d autres lui accordent des origines divines avec plein de rites et de legendes foisonnantes...
Nous vous en dirons plus a notre retour a Stung Treng.
Sachant qu ici, a Kratie, il ne devait pas y avoir d acces internet. Le Cambodge court apres le monde....
Qu en est-il des oznet?
La sante est toujours excellente pour nous, mis a part quelques coulements de nez de Raphaele, qui semblerait avoir chope la creve par 35 degres. Le comble de l air climatise.
On vous embrasse par les airs.
Le karaoke aussi nous boursouffle les tympans, musique toujours plus forte et nasillarde. Tres dure a supporter pendant 7 heures... Les pauses representaient des films chinois, violents et nasillards aussi...
Preuve de notre arrivee dans des contrees plus reculees, les voitures se font rares, les camions encore plus degueulants de marchandises et d hommes, dans un equilibre abracadabrant.
Toujours les boeufs musques qui traversent la route a tout moment, les arrets pipi a choper la chtouille, le coca omnipresent dans tous ls arrets pipi.
Kratie borde le Mekong et est connue pour ses derniers dauphins d eau douce. Que nous n irons pas voir, pas avant la frontiere...
Cette petite bourgade, de 80000 habitants, offre un calme tres appreciable. Rien de la moiteur de Phom Penh. Surtout pas de '"harcelement'" a tout moment. Je pense que c etait le point culminant de l agression: sans cesse interpellees pour un tuk tuk, un cyclopousse, un dollar, un livre, des cartes postales.... Dur. D autant que, comme partout ici, la pauvrete est palpable. Des familles qui dorment dans leur tuktuk, quand ce n est pas dehors, des gamins des rues, des cames... Dur de reagir face a tout ca...
Nous avons intercale a ces moments la visite du musee national, qui renferme la plus belle collection de l art khmere. Des bronzes a faire palir nos ancetres a la meme epoque, la finesse des details dans le bois, la pierre. Un beau moment qui reflete bien la puissance de cette civilisation jusqu a Angkor (14eme) Quelques flaneries sur les quais, des traversees epiques des boulevards, surtout apres l apero...
Demain matin, nous prenons le taxi jusqu a Ban Lung. Agreablement surprises nous sommes, puisque la pire route du Cambodge vient d etre refaite, par les chinois... Ainsi, au lieu de mettre 4 heures pour parcourir 140 kilometres, nous n en mettrons que deux pour aller jusqu a Stung Treng. Puis trois heures encore pour Ban Lung, dans le Ratanakiri.
Petit trek avec le lac venere en forme de cratere, dont parlait sale gosse. Certains parlent d une meteorite, d autres lui accordent des origines divines avec plein de rites et de legendes foisonnantes...
Nous vous en dirons plus a notre retour a Stung Treng.
Sachant qu ici, a Kratie, il ne devait pas y avoir d acces internet. Le Cambodge court apres le monde....
Qu en est-il des oznet?
La sante est toujours excellente pour nous, mis a part quelques coulements de nez de Raphaele, qui semblerait avoir chope la creve par 35 degres. Le comble de l air climatise.
On vous embrasse par les airs.
mardi 11 décembre 2007
Les filles a la capitale suite et suite.
Y-aura-t-il une fin a ce sejour? Nous devions donc recuperer nos visas ce jour a 16 heures.
Saloperies de fonctionnaires, de surcroit communistes:ils sont fermes auojourd hui> Pour quelle raison? Eux memes ne le savent pas... Moralite, nous differons notre depart de Phnom Penh d un jour, car il n y a qu un bus quotidien qui part pour Kratie. Tant pis, demain nous en profiterons pour visiter la pagode d argent, constituee de 5000 dalles de 1 kilo chacune, epargnee par la guerre.
C est d ailleurs bien une des seules choses que les Khmeres Rouges epargnerent.
Nous nous sommes rendues ce matin a 15 kilometres de la capitale a Choueng Ek. Cet endroit commemore la memoire de 17000 personnes massacrees dans ce camp d extermination. Un des trop nombreux charniers mis a jour des la fin de la folie du regime de Pol Pot, en 1979.
Avant de finir dans ce camp, les anti-regimes etaient tout d abord interroge a Phom Penh. Dans lycee transforme en centre de detention et de torture. Nous nous sommes rendues dans ce dorenavant musee Tuol Sleng ou s-21.
Les intellectuels et autres dirigeants y furent donc interroges a coup de marteau, parques, museles.
Indicible description a la vue de ces 17000 visages, que les Khmeres rouges photographiaient meticuleusement a leur arrivee.
17000 regards, enfants, femmes, hommes, entre l incomprehension , la rage et l effroi.
7 survivants.
Jamais je n oublierai ces cliches en noir et blanc.
Comment peut-on commettre de telles horreurs?
Au nom de quoi?
Choquees nous sommes rentrees a notre guesthouse et avons bu une biere a la sante des opprimes. Sieste obligatoire, comme pour conjurer ces crimes.
Le Cambodge comptait 9 millions d habitants en 1974.
En 1979, seuls 6 millions de personnes tentaient de panser leurs plaies a jamais beantes.
A savoir.
A chaque instant, nous avons conscience de cette poudriere qu est le Cambodge.
Combien d anciens khmeres rouges encore en vie auojourd hui, parmi les quarantenaires?
Demain sera plus leger, ce qui n empeche pas de penser. Prevue au programme, la visite du musee d art khmere. La plus grande collection au monde de sculptures, bronzes et poteries, du 4eme siecle a la periode d Angkor.
Ca promet.
Premiere ballade en motodop aussi. Unique et epique. A trois sur une 125, on adore.
Je me suis greffe le passeport a meme la peau, maman, pas d inquietude. En outre, Raphaele veille. Comment vas-tu toi, heureuse et rassuree du recit de Julien, j imagine?
Michele, fais gaffe quand meme quand tu traverses la quatre voies a deux de tension. Et ne dis pas hello a tout le monde avenue Foch, ce ne sont plus des gosses les pietons-la...
Manu,garde ton beau sourire carnassier et enleve l appareil photo que tu as autour du cou.
Julien, keep cool.
Elrik, merci de tes messages.
Ca fait chaud a nos petits coeurs tous vos commentaires. On est aussi accros que vous et on compulse frenetiquement des qu on peut.
Eustache enleve ton masque, on t a pas reconnu.
Tendres pensees au peuple francais et plus serieusement a vous, de gros baisers moites et odorants.
Saloperies de fonctionnaires, de surcroit communistes:ils sont fermes auojourd hui> Pour quelle raison? Eux memes ne le savent pas... Moralite, nous differons notre depart de Phnom Penh d un jour, car il n y a qu un bus quotidien qui part pour Kratie. Tant pis, demain nous en profiterons pour visiter la pagode d argent, constituee de 5000 dalles de 1 kilo chacune, epargnee par la guerre.
C est d ailleurs bien une des seules choses que les Khmeres Rouges epargnerent.
Nous nous sommes rendues ce matin a 15 kilometres de la capitale a Choueng Ek. Cet endroit commemore la memoire de 17000 personnes massacrees dans ce camp d extermination. Un des trop nombreux charniers mis a jour des la fin de la folie du regime de Pol Pot, en 1979.
Avant de finir dans ce camp, les anti-regimes etaient tout d abord interroge a Phom Penh. Dans lycee transforme en centre de detention et de torture. Nous nous sommes rendues dans ce dorenavant musee Tuol Sleng ou s-21.
Les intellectuels et autres dirigeants y furent donc interroges a coup de marteau, parques, museles.
Indicible description a la vue de ces 17000 visages, que les Khmeres rouges photographiaient meticuleusement a leur arrivee.
17000 regards, enfants, femmes, hommes, entre l incomprehension , la rage et l effroi.
7 survivants.
Jamais je n oublierai ces cliches en noir et blanc.
Comment peut-on commettre de telles horreurs?
Au nom de quoi?
Choquees nous sommes rentrees a notre guesthouse et avons bu une biere a la sante des opprimes. Sieste obligatoire, comme pour conjurer ces crimes.
Le Cambodge comptait 9 millions d habitants en 1974.
En 1979, seuls 6 millions de personnes tentaient de panser leurs plaies a jamais beantes.
A savoir.
A chaque instant, nous avons conscience de cette poudriere qu est le Cambodge.
Combien d anciens khmeres rouges encore en vie auojourd hui, parmi les quarantenaires?
Demain sera plus leger, ce qui n empeche pas de penser. Prevue au programme, la visite du musee d art khmere. La plus grande collection au monde de sculptures, bronzes et poteries, du 4eme siecle a la periode d Angkor.
Ca promet.
Premiere ballade en motodop aussi. Unique et epique. A trois sur une 125, on adore.
Je me suis greffe le passeport a meme la peau, maman, pas d inquietude. En outre, Raphaele veille. Comment vas-tu toi, heureuse et rassuree du recit de Julien, j imagine?
Michele, fais gaffe quand meme quand tu traverses la quatre voies a deux de tension. Et ne dis pas hello a tout le monde avenue Foch, ce ne sont plus des gosses les pietons-la...
Manu,garde ton beau sourire carnassier et enleve l appareil photo que tu as autour du cou.
Julien, keep cool.
Elrik, merci de tes messages.
Ca fait chaud a nos petits coeurs tous vos commentaires. On est aussi accros que vous et on compulse frenetiquement des qu on peut.
Eustache enleve ton masque, on t a pas reconnu.
Tendres pensees au peuple francais et plus serieusement a vous, de gros baisers moites et odorants.
dimanche 9 décembre 2007
Poil dans la main et tete en l air
Dimanche, un vrai de vrai. Etant donne que l on a fait tout ce que l on pouvait faire a Siem Reap, nous nous accordons une petite ballade matinale, avant que le soleil ne chauffe trop, puis sieste, au calme, et connexion avec le monde a travers la tele. tv5 nous informe des dernieres farces de Sarko et nous nous regalons de reportages sur l histoire d Angkor. Ca fait du bien d autant que l on sature un peu avec la ville, surtout ici, tres,tres poussiereuse.
Nous nous sommes endormies, rassurees d avoir mes chaussures. Un gros fou rire aussi, puisque avant de m endormir, de quoi me rends-je compte?
Que j ai oublie les cannes de billard dans le bus qui nous a amene ici...... Nous avins fait en effet une excellente affaire a Phnom Penh pour cet achat auquel nous n avions pas resiste, quitte a se les trimballer deux mois....
Je compte sur leur honnetete pour les recuperer a notre retour, demain, dans la capitale....
Incroyable,hein?
Raphaele me parle de m abandonner dans la jungle.
en attendant nous avons achete un tube de colle a neurone on trouve de tout au cambodge.
Nous commencons serieusement a compulser le guide du Laos.
Ca risque franchement d etre different: peu de villes, la capitale a taille liliputienne et donc forcement moins d infrastructures. Les banques se comptent sur les doigts d un manchot, mais nous sommes prevoyantes.
Par contre, les bloggers accros vont etre seriueusement decus, puisque les acces internet sont peu frequents.
En prenant une carte, vous verrez au sud, Pakse. La bas il est possible de blogger. De la, nous ferons nos premiers treks pendant trois jours. Les nouvelles vous parviendront a ce moment tous les 15 jours....
Patience ensuite jusque Savanakhet.
Nous tacherons de faire coincider nos deplacements pour Noel, si possible.
Ensuite, nous remonterons assez directement jusque Vientiane, aux alentours de la mi janvier. De la, nous reprendrons avec fougue nos messages...
Ne soyez pas inquiets pour autant, ce pays est, a priori, magique.
Bon matin cafe a vous.
Specialement a Doudou: nous te souhaitons d avoir repos et repit echoue que tu vas etre sur la plage. Bons moments a toi, profite et embrasse Ricou pour nous. Tendres pensees a toi, sage et humain.
A plus. Si je ne perds pas ma tete entre temps.....
Nous nous sommes endormies, rassurees d avoir mes chaussures. Un gros fou rire aussi, puisque avant de m endormir, de quoi me rends-je compte?
Que j ai oublie les cannes de billard dans le bus qui nous a amene ici...... Nous avins fait en effet une excellente affaire a Phnom Penh pour cet achat auquel nous n avions pas resiste, quitte a se les trimballer deux mois....
Je compte sur leur honnetete pour les recuperer a notre retour, demain, dans la capitale....
Incroyable,hein?
Raphaele me parle de m abandonner dans la jungle.
en attendant nous avons achete un tube de colle a neurone on trouve de tout au cambodge.
Nous commencons serieusement a compulser le guide du Laos.
Ca risque franchement d etre different: peu de villes, la capitale a taille liliputienne et donc forcement moins d infrastructures. Les banques se comptent sur les doigts d un manchot, mais nous sommes prevoyantes.
Par contre, les bloggers accros vont etre seriueusement decus, puisque les acces internet sont peu frequents.
En prenant une carte, vous verrez au sud, Pakse. La bas il est possible de blogger. De la, nous ferons nos premiers treks pendant trois jours. Les nouvelles vous parviendront a ce moment tous les 15 jours....
Patience ensuite jusque Savanakhet.
Nous tacherons de faire coincider nos deplacements pour Noel, si possible.
Ensuite, nous remonterons assez directement jusque Vientiane, aux alentours de la mi janvier. De la, nous reprendrons avec fougue nos messages...
Ne soyez pas inquiets pour autant, ce pays est, a priori, magique.
Bon matin cafe a vous.
Specialement a Doudou: nous te souhaitons d avoir repos et repit echoue que tu vas etre sur la plage. Bons moments a toi, profite et embrasse Ricou pour nous. Tendres pensees a toi, sage et humain.
A plus. Si je ne perds pas ma tete entre temps.....
samedi 8 décembre 2007
Retour a Siem Reap
Completement rodees aux routes et aux temps surtout de voyage, de la capitale nous voila aujourd hui a Siem Reap. Qui plus est attendues par mes chaussures Incroyable cette honnetete a ne pas piquer des pompes a 150 euros, soit 5 mois de salaire...... Comme a la maison, nous flanons et nous accordons un massage shiatsu, terrible, promulgue par des aveugles, aux finances reversees a ces memes aveugles. Ils nous ont reconnu. Il faut dire qu on avait bien besoin de ca tout de meme: 300 kilmetres en 6 heures, et encore les routes en qustion sont en excellent etat. Apres, ca risque d etre autrement: des routes diaboliques, avec une moyenne de 30 kilometre heure, des accces internet beaucoup moins faciles aussi.
Nous sommes dans une guesthouse tres chaleureuse et familiale, pour des prix similaires a ce que l on connait, a savoir 6 dollars par nuit. La nourriture khmere est bien bonne, la confiance regne puisque l on note tout ce que l on mange dans un cahier sans autre verification.... Magnifique.
Une fois nos visas en poche, a Phnom Penh, nous changerons de province pour aller dans le nord est du pays. En l occurence, le Ratanakiri encore tres sauvage , aux multiples ethnies et riche de faune et de flore. Les routes semblent plus epiques encore, le far west asiatique parait il.
Quelques chiffres en vrac:
1500 kilometres deja parcourus en 35 heures, je vous laisse calculer la moyenne.....
Sachant que l essence est a 1 dollar le litre.
Sachant que le revenu moyen est de 30 dollars par mois.
Sachant que un tiers des gens vit sous ce seuil de pauvrete.
Sachant aussi qu il ny a pas de champ de colza au Cambodge....
Et qu on ne peut pas plus remplacer le carburant par le riz, puisque manger en cambodgien signifie manger du riz...
Pendant ce temps, nous nous delectons de plats varies pour 1 a 2 dollars....
Lundi, a notre retour a Phnom Penh, notre guide, Peter, nous attendra, bienveillant, pour une visite de la pagode d argent, epargnee pendant la guerre, ainsi que le camp de torture S21, dont ont survecu 7 personnes..... Une journee poignante en persperctive que nous saurons agrementer de quelques parties de billard et de decouvertes de ruelles atypiques....
Peter a une fille et dix personnes a sa charge, ayant perdu son pere, sa soeur, son frere. Comme beaucoup ici.
Avis au trio infernal: bon repos, bonnes photos, no stress. On va manger une pizza a votre sante.
Salutations a tous et des baisers enormes. Sachez que presque on aurait bonne mine et de sur une sante de fer et un moral brillant.
Nous sommes dans une guesthouse tres chaleureuse et familiale, pour des prix similaires a ce que l on connait, a savoir 6 dollars par nuit. La nourriture khmere est bien bonne, la confiance regne puisque l on note tout ce que l on mange dans un cahier sans autre verification.... Magnifique.
Une fois nos visas en poche, a Phnom Penh, nous changerons de province pour aller dans le nord est du pays. En l occurence, le Ratanakiri encore tres sauvage , aux multiples ethnies et riche de faune et de flore. Les routes semblent plus epiques encore, le far west asiatique parait il.
Quelques chiffres en vrac:
1500 kilometres deja parcourus en 35 heures, je vous laisse calculer la moyenne.....
Sachant que l essence est a 1 dollar le litre.
Sachant que le revenu moyen est de 30 dollars par mois.
Sachant que un tiers des gens vit sous ce seuil de pauvrete.
Sachant aussi qu il ny a pas de champ de colza au Cambodge....
Et qu on ne peut pas plus remplacer le carburant par le riz, puisque manger en cambodgien signifie manger du riz...
Pendant ce temps, nous nous delectons de plats varies pour 1 a 2 dollars....
Lundi, a notre retour a Phnom Penh, notre guide, Peter, nous attendra, bienveillant, pour une visite de la pagode d argent, epargnee pendant la guerre, ainsi que le camp de torture S21, dont ont survecu 7 personnes..... Une journee poignante en persperctive que nous saurons agrementer de quelques parties de billard et de decouvertes de ruelles atypiques....
Peter a une fille et dix personnes a sa charge, ayant perdu son pere, sa soeur, son frere. Comme beaucoup ici.
Avis au trio infernal: bon repos, bonnes photos, no stress. On va manger une pizza a votre sante.
Salutations a tous et des baisers enormes. Sachez que presque on aurait bonne mine et de sur une sante de fer et un moral brillant.
vendredi 7 décembre 2007
Pnomh Penh deuxieme
Nous avons donc quitte la mer de Chine, paradisiaque, pour rejoindre la capitale grace a la compagnie Mekong express. Le voyage fut express, hotesse, bouffe, eau fraiche.... Desolees pour vous, le trio. Nous apprehendions de rejoindre le tumulte d une grosse ville encombree et chaude. Des la descente du bus, des tuk tuk nous attendent et chanceuses nous sommes convoyees par Peter. Il connait la ville comme sa poche, l histoire de son pays aussi. Aussi incroyable que cela paraisse, nous avons passe une journee formidable, derivant dans les rues surrealistes et anarchiques, frolant les velos, les scooters et cyclopousses toujours plus pres. Les formalites de visa pour l entree au Laos sont reglees et nous les aurons mardi a venir. Nous avons egalement pu regler les details pecuniers, la grande classe. Ce qui devait etre une galere s avere etre une decouverte. Le tuk tuk man nous conduit dans des petites ruelles aux batisses coloniales toujours et chargees d histoire. C est la que tout commenca un 17 avril 1975 par l evacuation totale de la capitale avant 4 annees de dictature, famine, horreur.
Raphaele a sauve l honneur francais en mettant une bonne branlee au billard a Peter. A savoir que le billard est une religion ici, et que les billards doivent faire 6 metres de long, avec des regles pas toujours evidentes a comprendre quand on ne parle pas le khmere.
Mots et rires echanges tou au long de cet apres midi.
On a trouve une guesthouse au bord du Mekong que nous apercevons pour la premiere fois au Cambodge.
Demain, rebelote, bus pour 6 heures de '" route'' jusqu a Siem Reap.
Speciale dedicace aux trois zoulous blancs.
Nous avons rencontre le proprio de Chez Paou , a Shianoukville, Guillaume, fort sympathique. Il est rentre le jour ou vous etes partis apres six mois passes en France.
Manu, il y a un mois, une bete de 8 metres de long fut pechee a 500 metres de la plage. Un requin pelerin, c est pas des conneries.
Seul regret: que vous n ayez fait un bain de minuit. A chaque brassee, des myriades de points lumineux jaillissaient de nos corps. C est pas des conneries et on a rien fume. Bain surrealiste et feerique. Dommage.
En vrac: degustation de crabe qui a mis Raphaele dans tous ses etats, odeurs de citronelle, de gingembre, d urine, de feu, de piments et d encens qui nous poursuivent tout au long ce voyage. Magnifique et indescriptible.
Corps a corps avec les velos, transportant tout avec 4 personnes a bord, sans casque. Des femmes avec des droles de tetes chargees de fruits, d ecrevisses. Des echoppes aussi, televiseurs voisins de dentistes pas tres cathodiques, le systeme D qui prime par dessus tout, reparateurs de tout, de rien.
Un pays ou rien ne parait impossible, souligne d une bonne dose d humour.
Nous vous tiendrons au courant de notre arrivee a Siem Reap, mais ne commencez pas a etre accros car bientot les montagnes beaucoup moins reliees a inernet et au monde tout court....
C est toujours une grande joie de vous lire. Des baisers a chacun de vous.
Maman, tout va bien et merci de tes questions et apaise toi de nos reponses.
Raphaele a sauve l honneur francais en mettant une bonne branlee au billard a Peter. A savoir que le billard est une religion ici, et que les billards doivent faire 6 metres de long, avec des regles pas toujours evidentes a comprendre quand on ne parle pas le khmere.
Mots et rires echanges tou au long de cet apres midi.
On a trouve une guesthouse au bord du Mekong que nous apercevons pour la premiere fois au Cambodge.
Demain, rebelote, bus pour 6 heures de '" route'' jusqu a Siem Reap.
Speciale dedicace aux trois zoulous blancs.
Nous avons rencontre le proprio de Chez Paou , a Shianoukville, Guillaume, fort sympathique. Il est rentre le jour ou vous etes partis apres six mois passes en France.
Manu, il y a un mois, une bete de 8 metres de long fut pechee a 500 metres de la plage. Un requin pelerin, c est pas des conneries.
Seul regret: que vous n ayez fait un bain de minuit. A chaque brassee, des myriades de points lumineux jaillissaient de nos corps. C est pas des conneries et on a rien fume. Bain surrealiste et feerique. Dommage.
En vrac: degustation de crabe qui a mis Raphaele dans tous ses etats, odeurs de citronelle, de gingembre, d urine, de feu, de piments et d encens qui nous poursuivent tout au long ce voyage. Magnifique et indescriptible.
Corps a corps avec les velos, transportant tout avec 4 personnes a bord, sans casque. Des femmes avec des droles de tetes chargees de fruits, d ecrevisses. Des echoppes aussi, televiseurs voisins de dentistes pas tres cathodiques, le systeme D qui prime par dessus tout, reparateurs de tout, de rien.
Un pays ou rien ne parait impossible, souligne d une bonne dose d humour.
Nous vous tiendrons au courant de notre arrivee a Siem Reap, mais ne commencez pas a etre accros car bientot les montagnes beaucoup moins reliees a inernet et au monde tout court....
C est toujours une grande joie de vous lire. Des baisers a chacun de vous.
Maman, tout va bien et merci de tes questions et apaise toi de nos reponses.
mardi 4 décembre 2007
le club des cinq suite et fin
Resume des episodes precedents. Nous avons donc quitte Battambang pour Kampot. Phnom Penh ne restera qu une fugace etape, trop gros, trop puant, pas aime. Nous nous extirpons de ce figuier etrangleur, vite la jungle... Sept heures de transport plus tard, voila Kampot, bourgade tranquille qui apaise directement nos tetes lourdes de chaleur et de voyage. Qu il est bon d arriver dans un petit bled enfin, les gens sont d autant plus hospitaliers, nous accompagnant jusqu a notre hotel... Qu il est doux aussi de changer de paysage, des plaines de rizieres nous apercevons enfin des reliefs. Kampot est effectivement le point le plus haut de l ouest du Cambodge, a savoir 1200 metres. Les cretes sont sans neige... Kampot est le point de depart de deux excursions que nous prevoyons sur les deux jours que nous passerons ici. A 10 kilometres, vehicules en tuk tuk, nous allons comparer nos grottes aux leurs.... Des guides miniatures nous prennent la main pour une visite express de cet endroit. On se fend bien la gueule accompagnes de ces sourires sur pattes, demerd, entre 4 et 12 ans, l anglais en poche et quelques uns de nos dollars aussi... Nous restons meduses de leur debrouillardise et de la misere qui les fait halluciner d obtenir brosses a dents ou savons....
Deuxieme jour, en direction du parc national de Bokor. La haut a 1200 m, la ou ces megalos de francais construisirent eglise, casino, au debut du 20 eme siecle. Megalos, parce qu il faut construire la route deja, au ;ilieu de la jungle. A l arriere du pick up, nous gravissons pendant quasiment deux heures le Bokor. Une lutte de 40 kilometres et un amortisseur en mois.
La jungle est somptueuse, etouffante, impenetrable, gigantesque. Au sommet, nous hesitons entre emerveillement de ces ruines et incomprehension. L eglise porte les traces des kmeres rouges en elle, le casino ne flmbe plus que nos imaginations de gosses, il est devenu un lieu fantomatique. Nous passons une heure a nous faire peur. Puis deja il faut redescendre, on attache l amortisseur avec une ficelle, et on se laisse bercer par les dizaines de verts qui nous caressent les yeux et nous ecorchent les mains parfois.
Nous profitons une derniere soiree de Kampot, apres un coucher de soleil a bord d une pirogue. Ici, on appelle ra le soleil dramatique, rouge et enorme. Petite bouffe de rois, comme d habitude, en bord de riviere. Heureux nous sommes, d autant que les moustiques ne nous attaquent pas. La saison est clemente et le produit super efficace. Moralite, deux ou trois piqures a signaler.
Acclimates a la chaleur, malgre les 30 degres de moyenne et a la nourriture, ras au niveau de la sante.
Nous quittons donc Kampot en taxi pour deux heures de route en direction de la mer. Panne encore, toujours avec le sourire, toujours regle en peu de temps, solidarite oblige.
01 Decembre, je sais que ca va vous faire mal, plage, soleil.
Shianoukville, merci Marie et Ben pour le tuyau de la guest house.
Chez Paou, au bout du monde, la plge est deserte pourtant il n y a meme pas de requin. De notre chambre 20 pas et hop dans l eau, a 26 degres.... Du jamais vu.
Accueillis par une famille, on se sent chez nous, on se detend completement apres les tumultueux transports. Carte postale paradisiaque.
Ainsi passe 4 jours berces par le roulis de vagues.....
Un soir, nous pensons ne plus etre seuls dans la guest, vu la table festoyante qui est dressee.
Les invites s averent etre nous, la famille nous choit comme des rois, des larmes nous montent a la gorge.
Indecent d accepter, alors meme que eux mangent principalemnt du riz?
Nous nous delectons de ce barbecue sur table, poisson frais, legumes et frites pour europeens.
Awkun> Merci.
On avait juste offert des crayons de couleurs aux gosses ainsi qu un masque et un tuba.
Divin repas. Le meilleur.
Ce matin, le club des 5 s est dessoude apres une parfaite entente sur ce voyage. Merci a Manu, Michele et Julien de nous avoir fait confiance et d avoir depaase certaines apprehensions.
Evidemment, emotions fortes.... On se retrouve un peu desoeuvrees devant nos tartines.
Nous allons profiter encore deux jours de ce paradis, puis remonter sur Phnom Penh pour faire nos visas pour l entree future au Laos.
De la, nous allons retrouver Siem Reap, la ville d Angkor, pour la simple raison que j y ai oublie mes chaussures.Moi>Elise.
Baisers a tous. Tout va tres bien, pas d inquietude. A bientot.
Deuxieme jour, en direction du parc national de Bokor. La haut a 1200 m, la ou ces megalos de francais construisirent eglise, casino, au debut du 20 eme siecle. Megalos, parce qu il faut construire la route deja, au ;ilieu de la jungle. A l arriere du pick up, nous gravissons pendant quasiment deux heures le Bokor. Une lutte de 40 kilometres et un amortisseur en mois.
La jungle est somptueuse, etouffante, impenetrable, gigantesque. Au sommet, nous hesitons entre emerveillement de ces ruines et incomprehension. L eglise porte les traces des kmeres rouges en elle, le casino ne flmbe plus que nos imaginations de gosses, il est devenu un lieu fantomatique. Nous passons une heure a nous faire peur. Puis deja il faut redescendre, on attache l amortisseur avec une ficelle, et on se laisse bercer par les dizaines de verts qui nous caressent les yeux et nous ecorchent les mains parfois.
Nous profitons une derniere soiree de Kampot, apres un coucher de soleil a bord d une pirogue. Ici, on appelle ra le soleil dramatique, rouge et enorme. Petite bouffe de rois, comme d habitude, en bord de riviere. Heureux nous sommes, d autant que les moustiques ne nous attaquent pas. La saison est clemente et le produit super efficace. Moralite, deux ou trois piqures a signaler.
Acclimates a la chaleur, malgre les 30 degres de moyenne et a la nourriture, ras au niveau de la sante.
Nous quittons donc Kampot en taxi pour deux heures de route en direction de la mer. Panne encore, toujours avec le sourire, toujours regle en peu de temps, solidarite oblige.
01 Decembre, je sais que ca va vous faire mal, plage, soleil.
Shianoukville, merci Marie et Ben pour le tuyau de la guest house.
Chez Paou, au bout du monde, la plge est deserte pourtant il n y a meme pas de requin. De notre chambre 20 pas et hop dans l eau, a 26 degres.... Du jamais vu.
Accueillis par une famille, on se sent chez nous, on se detend completement apres les tumultueux transports. Carte postale paradisiaque.
Ainsi passe 4 jours berces par le roulis de vagues.....
Un soir, nous pensons ne plus etre seuls dans la guest, vu la table festoyante qui est dressee.
Les invites s averent etre nous, la famille nous choit comme des rois, des larmes nous montent a la gorge.
Indecent d accepter, alors meme que eux mangent principalemnt du riz?
Nous nous delectons de ce barbecue sur table, poisson frais, legumes et frites pour europeens.
Awkun> Merci.
On avait juste offert des crayons de couleurs aux gosses ainsi qu un masque et un tuba.
Divin repas. Le meilleur.
Ce matin, le club des 5 s est dessoude apres une parfaite entente sur ce voyage. Merci a Manu, Michele et Julien de nous avoir fait confiance et d avoir depaase certaines apprehensions.
Evidemment, emotions fortes.... On se retrouve un peu desoeuvrees devant nos tartines.
Nous allons profiter encore deux jours de ce paradis, puis remonter sur Phnom Penh pour faire nos visas pour l entree future au Laos.
De la, nous allons retrouver Siem Reap, la ville d Angkor, pour la simple raison que j y ai oublie mes chaussures.Moi>Elise.
Baisers a tous. Tout va tres bien, pas d inquietude. A bientot.
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