08h00, a l'arret de bus. Direction: Sigiryia.
Splendeur d'un lieu magique et charge d'histoires...
Les dieux, quels qu'ils soient, sont avec nous. Le soleil montre son nez et surtout, il ne pleut plus...
Sigiryia, bouchon de lave, specificite geologique du Sri lanka. Morceau de rocher de 120 metres de haut surpomblant les plaines centrales.
Superbes jardins d'eau, reseaux d'irrigation tres perfectionnes. Bassins rectangulaires ou octogonaux, murets de pierre somptueux.
La legende parle d'un palais royal accroche au sommet de cette roche granitique.
Salle d'audience, grottes sacrees et a nouveau une telle diversite de verts...
Beaucoup de touristes. Beaucoup trop.
La montee des premieres marches s'effectue cul a cul.
Puis soudain, visages touts blancs. Nous ressentons de vertigineuses sensations; escalier en colimacon, avant d'attaquer une passerelle a meme la roche.
Retour en arriere; impossible de franchier ce cap!
Nous redescendons a contre courant.
Profiter des jardins desertes par les touristes. Seul compte pour eux le fait de monter au sommet, vite, vite, pour enchainer sur d'autres visites... Il faut amortir le voyage, mettre des croix sur les incoutournables sites du Sri Lanka:ca s'est fait!
Silence et serenite pour ce lieu enchante. Prendre le temps de prendre le temps.
Visite du musee avant de rejoindre la sortie.
Foule de gens, foule de singes. Rabasse d'eau.
Il nous faut nous hater... RDV a 14h a une jonction de routes:une jeep nous y attend.
C'est Noel enchante de sales gosses: en route pour un safari dans un parc.
Chanceuses, pas de pluie. Cheveux au vent, nous admirons le paysage.
Chanceuses encore, conducteur de choc sur piste defoncee et detrempee.
Jungle magnifique.
Puis tres rapidement, une apparition: deux elephants juste la, enormes bestioles faussement placides.
Apres midi de reve: pres de 40 elephants sauvages graves dans nos retines.
Puis la vision d'un des emblemes du Sri Lanka:un paon sublime et furtif. Et des oiseaux aux couleurs incroyables:bleu tapageur, jaune soleil-fluo, vert brillant.
Joyeux Noel, cadeau sublime que de pouvoir admirer cette nature formidablement preservee et luxuriante.
Sourires aux levres, nous rentrons a Dambulla que nous devions quitter, decues d'une pluie ravageuse. Chance ou destin?
Etla, nous rencontrons Bavani. Echange de regards profonds et de connivence. Echange de mots profonds et sinceres. Comme une impression d'etre sur la meme longuer d'ondes.
Femme tamoule, originaire de Jaffna.
Elle nous avoue etre la avant de repartir le lendemain pour son treizieme pelerinage au Sri Pada, par le chemin de Ratnapura, long et difficile. Nous propose de venir avec elle. Nous acceptons immediatement.
Chance ou destin?
La suite dans le prochain episode avec photos a l'appui. Quelques difficultes a interneter.
Joyeux Noel a vous a contre coup.
Chapeau a vous Manu et Mich pour vos 30 heures de voyage!
Pensees aussi a la famille que l'on aime.
Un merci au galet de Pierre-Olivier, ca fait chaud au coeur.
Des baisers tout mouilles a Julien de moi et secs de Raphaele.
Et d'incessantes pensees, bien que lointaines a Tony. Tiens bon, p'tit loup...
mercredi 30 décembre 2009
mardi 22 décembre 2009
lundi 21 décembre 2009
Kandy,sucre -sable
Le Sri Lanka : 435 kms de long sur 225 de large.
Cette surface se divise en deux reliefs: une plaine cotiere, "le bas pays"; et un massif montagneux au centre sud, "le haut pays", dont le point culminant atteint 2524metres.
Du fait de son altitude, 500 metres, Kandy beneficie d'un climat a l'oppose e la touffeur du litoral. Perpetuel printemps dans ces montagnes illuminees par une vegetation luxuriante.
Bien que la culture cinghalaise soit nee dans le nord du pays, le declin de ces dynasties anciennes entraina le transfert du pouvoir dans les hautes terres. Kandy devint donc le dernier royaume srilankais et resista 300 ans aux innombrables assauts des Europeens, avant l'emprise totale de l'ile par les Britanniques en 1815.
Aujourd'hui encore, Kandy demeure le centre spirituel et culturel des cinghalais.
En son centre, un lac artificiel propice aux reveries du promeneur solitaire, mais surtout amoureux... Ambiance tres british par moments, droles de batisses qui jouxtent de vieilles boutiques d'antiquaires et nombreux vendeurs de gemmes.
Au pied de ce lac, le temple de la Dent. La legende raconte que cette dent sacree aurait ete sauvee des flammes du bucher funeraire de Bouddha. Puis apportee a Ceylan cachee dans la chevelure d'une princesse. Ce temple revet une importance considerable pour les bouddhistes, amenes a y effectuer au moins un pelerinage dans leurs vies.
Pelerinage incourtanable a nos yeux: le jardin botanique de Peradeniya.
Arrivees au matin, nous sommes tres rapidement ennivrees de tous ces verts.
Houppiers vertigineux et plantes epyphites gigantesques.
Jardin medicinal aux quelques 250 herbes encore aujourd'hui utilisees dans la medecine ayurvedhique multi-seculaire.
Pavillon des orchidees, bambouseraies, parterre de fleurs multicolores.
Arboretum aux noms enchantes: tamarinier, acacia de Malabar, arbres a pain, muscadier, cocotiers, arbres a boulets de canons...
Et les jardins d'epices qui font du Sri Lanka le Sri Lanka. Sentez un peu: coriandre, cardamone, cannelle, clous de girofle...
C'est par les cheveux que je ramene Raphaele vers la sortie: le parc va fermer!
Chattoyante journee dans ce paradis de 65 hectares.
Une premiere semaine d'immersion tres enrichissante. Et necessaire.
Mieux comprendre la facon d'etre qui nous permet de mieux etre.
Et puis apprendre jour apres jour la langue. Langue de notre famille, contrairement au reste de l'Asie, avec un detonnant melange hindi, portuguais et tamoul.
Mieux parler pour mieux se comprendre.
Au tres, tres grand etonnement des locaux, rodes aux bonjours-mercis systematiquement anglais.
Imperialisme, quand tu nous tiens...
Demain,nous deboulerons a Dambulla,plus au nord, dans les plaines de ces fameuses cites anciennes.
Mais, aujourd’hui est un autre jour. Apres40 ans de conflit et d’impossibilite de se deplacer dans le bastion des Tigres, le pays tout entire fete la fin de cette restriction depuis hier.
Moment historique. Moult SriLankais vont pouvoir enfin se render dans le nord de l’ile, inconnu d’eux.
Cette surface se divise en deux reliefs: une plaine cotiere, "le bas pays"; et un massif montagneux au centre sud, "le haut pays", dont le point culminant atteint 2524metres.
Du fait de son altitude, 500 metres, Kandy beneficie d'un climat a l'oppose e la touffeur du litoral. Perpetuel printemps dans ces montagnes illuminees par une vegetation luxuriante.
Bien que la culture cinghalaise soit nee dans le nord du pays, le declin de ces dynasties anciennes entraina le transfert du pouvoir dans les hautes terres. Kandy devint donc le dernier royaume srilankais et resista 300 ans aux innombrables assauts des Europeens, avant l'emprise totale de l'ile par les Britanniques en 1815.
Aujourd'hui encore, Kandy demeure le centre spirituel et culturel des cinghalais.
En son centre, un lac artificiel propice aux reveries du promeneur solitaire, mais surtout amoureux... Ambiance tres british par moments, droles de batisses qui jouxtent de vieilles boutiques d'antiquaires et nombreux vendeurs de gemmes.
Au pied de ce lac, le temple de la Dent. La legende raconte que cette dent sacree aurait ete sauvee des flammes du bucher funeraire de Bouddha. Puis apportee a Ceylan cachee dans la chevelure d'une princesse. Ce temple revet une importance considerable pour les bouddhistes, amenes a y effectuer au moins un pelerinage dans leurs vies.
Pelerinage incourtanable a nos yeux: le jardin botanique de Peradeniya.
Arrivees au matin, nous sommes tres rapidement ennivrees de tous ces verts.
Houppiers vertigineux et plantes epyphites gigantesques.
Jardin medicinal aux quelques 250 herbes encore aujourd'hui utilisees dans la medecine ayurvedhique multi-seculaire.
Pavillon des orchidees, bambouseraies, parterre de fleurs multicolores.
Arboretum aux noms enchantes: tamarinier, acacia de Malabar, arbres a pain, muscadier, cocotiers, arbres a boulets de canons...
Et les jardins d'epices qui font du Sri Lanka le Sri Lanka. Sentez un peu: coriandre, cardamone, cannelle, clous de girofle...
C'est par les cheveux que je ramene Raphaele vers la sortie: le parc va fermer!
Chattoyante journee dans ce paradis de 65 hectares.
Une premiere semaine d'immersion tres enrichissante. Et necessaire.
Mieux comprendre la facon d'etre qui nous permet de mieux etre.
Et puis apprendre jour apres jour la langue. Langue de notre famille, contrairement au reste de l'Asie, avec un detonnant melange hindi, portuguais et tamoul.
Mieux parler pour mieux se comprendre.
Au tres, tres grand etonnement des locaux, rodes aux bonjours-mercis systematiquement anglais.
Imperialisme, quand tu nous tiens...
Demain,nous deboulerons a Dambulla,plus au nord, dans les plaines de ces fameuses cites anciennes.
Mais, aujourd’hui est un autre jour. Apres40 ans de conflit et d’impossibilite de se deplacer dans le bastion des Tigres, le pays tout entire fete la fin de cette restriction depuis hier.
Moment historique. Moult SriLankais vont pouvoir enfin se render dans le nord de l’ile, inconnu d’eux.
mercredi 16 décembre 2009
Negombo, petite Rome
Premieres impressions.
Petit homme au piano pour un jazz cool qui nous accueille dans l'aeroport.
Pluie dans la nuit noire et deserte, seules les lumieres de Noel comme des etoiles. Orientation sans boussole.
Barrages de militaires aux abords de l'aeroport international. Ou sommes-nous? Quelle heure est-il?
Se reveiller au matin, nos yeux s'ouvrent sur une moustiquaire, le baldaquin asiatique...
Fragrances aux noms inconnus, la rue se reveille.
Cohorte de premieres fois. saveurs delectables de l'ananas, banane et melon-mangue, on ne sait pas vraiment...
Premiers contacts avec les gens. Petits metiers d'un autre temps et sourires charmeurs....
Tres peu de touristes dans cette ville pourtant en bord de mer...
Alors on nous branche gentiment. Questions reccurentes, d'ou venez-vous? vous etes soeurs? voulez-vous coucher avec moi ce soir? Plaisanterie mise a part, le tourisme sexuel semble monnaie courante d'ou les confusions possibles...Deux femmes seules cherchent forcement des males cinghalais... Males roulant les mecaniques, meme pas credibles.
Premiere journee aux rencontres riches. Et surprenantes. Balade dans la ville. L'exotisme sous nos yeux ebahis: des eglises catholiques baties au bord de l'ocean...
Assez troublant, d'autant que la ferveur semble reelle et omnipresente dans cette ville. Temoignage des colonisations successives, missionnaires portuguais, anglais et hollandais... Image surrealiste: nous voila en pleine genuflexion sous l'oeil de Dieu et de Ronly, petit homme sri lankais que nous avons rencontre...
Liesse religieuse.
Mais surtout liesse populaire de bonheur: la liberte souffle son nom depuis si peu. La guerre avec les Tigres est finie definitivement apres 40 ans de souffrance.
Liberte, ils crient ton nom, sourire aux levres. Unisson d'un peuple au meme sang, au meme coeur. C'est magnifique de debarquer sur cette ile fraichement liberee. Hymne a la joie, repris par les oiseaux de ce paradis.
Nous nous laissons le temps de reprendre nos esprits apres une deuxieme journee a la tete boursouflee, esprit vide, decalage horaire en pleine gueule. Sri Lanka= Slow Lanka, rythme insulaire oblige...
Premieres odeurs aux premieres lueurs de ce matin meme: le marche aux poissons. Les bateaux s'arriment au debarcadere, les pecheurs sont les genies de cette peche miraculeuse.
Thons de 200 kilos, montagnes de raies, requins de toute sorte et autres prises inouies. Poissons encore chauds, immediatement vides, nettoyes, vendus, dans une fausse nonchalence. Une heure apres, la place est vide, les bateaux repartis en mer...
Splendide lever de jour sur ce lagon. Marche vraiment extraordinaire.
PS:Manu, tu peux prendre l'avion sans crainte. Plus de requins en mer!
mardi 15 décembre 2009
Bienvenue au Sri Lanka
Mardi, 17h30 heure locale. Bon appetit a vous.
Resume des episodes precedents.
Nous quittons Munich avec une certaine joie, non que la ville nous ait deplue... Les bavarois sont charmants, mais le temps nous refroidit lui... -10 degres, l'onglet....
Arrivee a New Delhi assez chaude, ongles mous et accueil moins sympathique. On mache l'air. Vite, trouver des billets d'avion pour en repartir au plus vite....
Parcours seme d'embuches de tout genre, meandres administratifs, meandres de la culture indienne inconnue de nous.
Enfin, nous trouvons la compagnie. N'ayons l'air de rien. Plus de poignee a la porte, plus tous les autocollants au logo, du scotch pour reparer les telephones et des pc d'avant l'electricite. On vous passe les details et autres nonchalences, 4 heures d'attente pour enfin obtenir nos billets... Autant dire que si nous n'avions pas eu 12 heures d'attente a Delhi, on loupait l'avion!
L'enorme montee de stress gere, nous voila en partance, plus petit avion, devenu un jouet pour Raphaele. Le vol fut excellent.
Arrivee a 22h30, heure locale dans un aeroport paisible a souhait. 22h45, douane passee, visa appose et le choc de la touffeur exterieure... Du genre tres chaud, 30 degres mais surtout moite, terriblement moite....
Presentement, echappees de la capitale, Colombo pour la tranquille et balneaire Negombo, a 45 kms de la capitale...
Pas encore de programme.
On se repose apres trois jours de transport.
Dodo, manger, boire.
A priori, gens naturels et charmants, loin d'attraper le touriste, alors meme que les plaies des tsunami et guerre ethnique se pansent a peine.
Des pensees depuis l'ocean indien, un tapis qui se deroule au pied de notre guesthouse!
TOUT VA TRES BIEN
vendredi 11 décembre 2009
Sri Lanka! Jour J-2
Premier pas en direction de Munich. Déambulations dominicales dans les rues de la vieille ville. Deux bipèdes avec des gros sacs sur le dos. -11° annoncés à Munich!
Delhi, le lendemain à 07h40, 25° prévus...
Puis embrasser le ciel encore pour un vol New Delhi -Colombo.
Sri Lanka...
jeudi 3 décembre 2009
Terres de yacks et de yétis...
Toîts du monde sur lesquels les hommes ont toujours voulu asseoir leurs désirs de défis.
Les fous de l'Everest et leurs exploits: première ascension sans oxygène (1978), avec une jambe artificielle (1998), par un non-voyant (2001)....Première descente à ski de l'Everest en 2000...
Coup de coeur à ce couple qui hissa une table à repasser à 5440 mètres d'altitude, suite à un pari alccoolisé entre copains tout autant alcoolisés....
Modestes marcheuses, loin de nous l'idée d'aborder ces altitudes vertigineuses...
Néanmoins, nous nous préparons activement à ces longues marches au Népal.
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